Présentation de notre action

 

Projets d'animation

Cette initiative est mise en place pour la première fois en août 2008. Dix Français (bénévoles) et dix Burkinabés (bénévoles) se rencontreront les deux premières semaines du mois d’août 2008 afin d’animer des ateliers de soutien scolaire, ainsi que des animations artistiques et sportives auprès d’enfants de Nonssin, un des quartiers populaires de Ouagadougou.

 

Les activités se dérouleront dans une école primaire mise à disposition par la commune.

 

Ces deux semaines se concluront par une journée festive, où les enfants présenteront un spectacle (regroupant toutes les activités artistiques proposées : théâtre, cirque, danse, musique et arts plastiques pour les décors). Les parents, les habitants du quartier ainsi que les élus locaux seront invités lors de cette journée. Un film reportage sera réalisé durant toute la période du projet afin de le présenter en France lors de journées associatives, ainsi que dans des écoles et centres de loisirs pour favoriser un échange, dans un premier temps visuel, entre des enfants français et burkinabés.

 

Ce programme de développement, sera reconduit chaque année lors des vacances d’été. Son but est de concrétiser des actions d’animations auprès des enfants issus de ce quartier populaire de la capitale de Ouagadougou, de favoriser leur épanouissement à travers diverses activités scolaires, artistiques et sportives, de créer un échange culturel entre Français et Burkinabés, et entre enfants et adultes.

 

Ce blog est donc le suivi au jour le jour de notre projet sur place. Nous l'actualiserons régulièrement à partir d'un web café. Chaque soir un article sera écrit, et approximativement tous les trois ou quatre jours nous mettrons en ligne ces articles pour que vous puissiez suivre notre projet comme si vous y étiez.

 

Nous espérons qu'il vous plaira.

 

Nous vous invitons à vous inscrire à la newsletter, vous pourrez ainsi être informés par mail de la mise à jour du blog. Vos commentaires y seront les bienvenus.

Vendredi 22 août 2008

Lundi, la musique à l'honneur.

 

Ce matin je suis allée en taxi avec Dada’s et Sylvain à la clinique où exerce un médecin français. Je vais beaucoup mieux qu’hier, la fièvre est tombée, mais la turista est toujours là, j’ai attrapé une gentille bactérie… Oh, rien de trop grave, mais je suis très fatiguée, le médecin me prescrit un antibiotique et du repos, je suis un peu en hypotension. Ce matin c’est Sarah qui nous remplace au cours d’hygiène, Sylvain avait prévu de faire de la prévention sur les maladies courantes ici, et pour savoir comment les éviter au maximum. Sarah s’est très bien débrouillée seule, et j’en profite ici pour lui dire un grand merci.

 

Sarah

 

De retour le midi, j’ai mangé avec tout le monde, et Sylvain est allé à l’atelier musique, comme tous les après-midi, avec Raquel. Pour ma part, je me suis reposée.

 

Pour l’occasion, c’est Raquel qui va vous raconter ce qu’elle a vécu dans son atelier de musique :

 

L’atelier musique, voilà ce que j’ai proposé comme activité. L’idée : essayer de fabriquer des instruments avec des objets de récupération. Tout un programme ! Je voulais surtout qu’ils puissent créer et utiliser ces instruments pour s’amuser.

Jolie idée, plus dure à réaliser… Des petites capsules trouées enfilées dans des fils de fer, des maracasses avec des bouteilles et des cailloux, du Djumbe avec des boîtes en métal, des bâtons de pluie avec des tubes et des ballons de baudruche. Au bout de 2 semaines, la musique prend forme, le rythme est là. Le petit Inoussa, qui faisait des siennes, arrive un jour en classe avec un mini bâton de pluie fait maison : un petit tube en carton, des capsules de coca et du scotch. Il veut jouer de son instrument alors que le son n’est pas là, tant pis. Il est fier de lui et moi aussi. J’ai réussi ma mission.

 

Raquel

 

Raquel

Par Laureline - Publié dans : Projet 2008
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Vendredi 22 août 2008

Dimanche, une visite inoubliable…

 

Aujourd’hui nous avons visité Bazoulé. Je me sentais mieux, j’ai donc décidé d’y aller, accompagné de ma panoplie de médicaments et de papier toilette… Bazoulé est un village en dehors de Ouaga, dans lequel on peut voir les crocodiles et tortues sacrées. Le voyage en mini bus était déjà une aventure en soi. Nous sommes partis avec les Allemands qui ont voulu nous suivre, certains en moto, et d’autres tassés dans un mini bus. Et quand je dis tassé, je n’exagère pas :

 

 

 

 

Nous étions au total 16 dans le mini bus, plus 3 sur le siège avant (sans compter le chauffeur). Djeneba et Alby (respectivement la sœur et la fille de Kassoum qui ont 8 ans) sont venues avec nous, elles se sont bien amusées. Et là, pas de chance pour moi, j’ai passé le voyage auprès de la fenêtre sur laquelle donnait le soleil, résultat, à l’arrivée je souffrais d’une insolation… Les jambes en coton, la tête qui tourne. Heureusement tout le monde ici s’inquiète de la santé des autres, et pour aller voir les crocodiles (il y a avait un peu de marche), Mohamed, l’un des frères de Kassoum, m’a emmené en moto. Voici quelques photos :

 

 

 

Sylvain touchant la queue d’un crocodile, à sa droite, Raquel, Kassoum, Alby et Djeneba.

 

Aurélie touchant la queue d’un crocodile, à sa droite Kassoum, Julia, Adama (caché), Inoussa, Nathalie et Sarah (cachée).

 

Ensuite nous avons été voir les tortues sacrées, certaines ayant plus de 100 ans :

 

 

Zenabo, Sarah et Nadège (de dos) assises à dos de tortue.

 

Kassoum en train de porter une tortue (à peu près 30 kg) accompagné de Jacques et Christophe.

 

 

Le site est fait de cases très jolies dans lesquels il y a des petites boutiques, et les murs sont très joliment décorés :

 

 

Nous avons ensuite mangé tranquillement sous un toit de branche, nous reposer à l’ombre nous a fait du bien. Les sandwichs à la viande hachée fais par Salie étaient délicieux. Après un moment de chant tous ensemble, de rigolades et de discussions, nous avons repris la route pour retourner chez Kassoum avant d’aller chez Jacques et Claire.

 

Pour ma part je suis restée chez Kassoum, car avec mon insolation, je n’étais pas très bien, j’ai eu beaucoup de fièvre dans l’après-midi et ai pris plusieurs douches froides, les autres y sont allés sans moi, je n’étais vraiment pas en état, j’ai dormi.

 

Pour 2 nuits Sarah et Raquel ont accepté d’échanger leur lit avec Sylvain et moi, car dans leur famille ils bénéficiaient de toilettes européennes à côté de leur chambre, alors que dans notre famille nous n’avons que des toilettes à la turque au fond de la cour. Quand on est malade, c’est beaucoup plus pratique. Encore merci à elles.

Par Laureline - Publié dans : Projet 2008
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Vendredi 22 août 2008

Samedi, que de découvertes pour nous, français...

 

Il n’y a pas de raison que je sois épargnée. Et oui, aujourd’hui il n’y a pas de soutien scolaire ou d’école, et nous avons prévu de sortir visiter quelques trucs, mais me voilà malade… A mon tour de subir la turista. C’est donc Sylvain qui va vous raconter la journée qu’ils ont vécu, la mienne n’est pas très passionnante…

 

En fait de journée, c’est surtout de la fin dont je vais vous parler, car nous avons commencé à bouger assez tard. Le rythme africain et burkinabé, ainsi que la fatigue de cette semaine intense ne nous ont pas aidés à nous organiser autrement.

Nous avons commencé par la visite du jardin de M. Kéré (un voisin de la famille de Kassoum), petit îlot de verdure paradisiaque au milieu des maisons et des champs de riz. On y sent la paix, l’amour du travail bien fait et surtout on ne peut que constater qu’il n’y ménage pas sa peine. Les puits y sont creusés à mains d’homme. L’eau est puisée à la seule force des bras. C’est un travail énorme pour une seule personne. Mais le résultat est là. La menthe nous accueille à plein poumon à l’entrée du jardin. Les papayers, les manguiers, les baobabs, les pieds de manioc et de gombo y poussent à profusion. Bien d’autres plantes profitent des bienfaits de M. Kéré, mais je n’ai pas pu retenir tous les noms. Reste les souvenirs de nature, de paix et de générosité qui sont gravés à jamais.

 

 

 

 

Par la suite nous sommes partis tous à moto pour aller rendre visite à un oncle et une tante de Kassoum. Ils nous ont accueillis à bras ouverts. Après les présentations d’usage, nous nous sommes installés pour une collation bienvenue après notre périple en moto, et échanger un peu sur notre voyage et nos activités associatives, puis nous avons visité la maison. Chaque famille que nous visitons est toujours chaleureuse, accueillante, soucieuse de notre santé et de notre bien être. C’est vraiment quelque chose de marquant ici.

Après cela, nous sommes allés visiter « Ouaga 2000 », le quartier huppé de Ouagadougou. Comme d’autres personnes étaient déjà dans la famille, nous ne pouvions tous continuer en moto. C’est donc l’oncle de Kassoum qui s’est généreusement proposé de transporter les personnes restantes avec sa voiture.

En fait de quartier, il s’agit pour l’instant d’un vaste territoire avec quelques parties construites ici et là. Il a été récemment attribué pour y construire visiblement une vision plus moderne et luxueuse de la capitale du Burkina. On y trouve, pour ce que j’ai pu observer, des sièges sociaux d’entreprises, des ambassades et consulats, des hôtels de luxe, et une partie résidentielle où nous nous sommes arrêtés pour un rendez-vous informel avec une connaissance de la famille de Nathalie, qui est à Ouaga comme directeur de la BAO (Banque de l’Afrique de l’Ouest).

Nous avons partagé dans cette magnifique résidence ce que nous, Français, appelons un « apéritif », en échangeant là aussi sur nos expériences de nos activités avec les enfants. La discussion était moins détendue que dans la famille de Kassoum, mais des efforts ont été faits pour ne pas nous imposer une distance trop importante du fait de sa fonction, et j’ai trouvé cela appréciable. Après nous avons pu visiter son magnifique jardin agrémenté de plantes aromatiques (quel bonheur de sentir l’ylang-ylang dès l’entrée dans la demeure !), de statues et de l’indispensable piscine.

La nuit tombant rapidement ici, la suite de nos pérégrinations a continué dans la pénombre du crépuscule. Nous avons pu néanmoins profiter du monument des martyrs (je ne me souviens plus du nom exact) qui ressemble fortement à une Tour Eiffel en plus trapu et plus moderne, et du premier et unique échangeur routier de la ville (que l’on peut donc considérer comme curiosité touristique à voir). Ce qui est amusant, c’est qu’il y a des spots qui passent à la télé pour expliquer aux habitants comment l’utiliser, car personne ici n’en a l’habitude. Il parait même qu’il y a eu des accidents à cause de personnes qui prenaient l’échangeur à contre-sens. C’est tellement décalé pour nous, Français. Le dernier « monument » que nous avons vu a été la nouvelle présidence du Faso, l’ancienne ayant été abandonnée depuis la création de Ouaga 2000. Nous l’avons vu de loin bien sûr, l’entrée et les photos étant interdites.

Par la suite nous avons été voir l’Hôtel Lybia, un hôtel de luxe en dehors de la ville, en dehors du temps, et aussi en dehors des réalités burkinabé pour nous qui partageons la vie au quotidien des habitants du quartier populaire de Nonsin. Au début nous étions sensé n’y aller que pour aller voir une exposition qui s’y tenait. Au final, nous en avons fait le tour chacun sachant que nous aurions peu de chance de pouvoir réitérer l’expérience un jour, encore moins en tant que client. Tout y est somptueux, grandiose et feutré. Les clients ont accès à une piscine, des cours de tennis, un web-café et sûrement d’autres commodités que nous n’avons pu observer. Petit détail amusant, dans le hall d’entré se trouve une petite boutique d’habillement qui fabrique des vêtements de qualités, si bien qu’ils ont « habillé » le président du Faso, Nelson Mandela et d’autres, photos à l’appui.

Enfin, notre dernière étape fût un centre commercial tout neuf situé à proximité de l’hôtel. Bien nous a pris de nous y arrêter, car nous y avons passé un excellent moment. Les cris de joie ont fusé quand nous avons vu qu’une fontaine se tenait au milieu de la cour intérieure. D’abord éteinte, quelqu’un a allumé les jets d’eau quand il a vu que certains y trempaient les pieds pour se rafraîchir. Puis les jets simples au départ ont changés pour des jets un peu plus jolis, et surtout les lumières se sont allumées dans le bassin à la surprise de tous. Ce fût le signe de départ à une liesse commune faite de danse dans le bassin, de rigolades, d’éclaboussements plus ou moins intentionnels, et de stratégies mises au point pour faire rentrer dans l’eau les plus réticents (pauvre Kassoum… lol). En bref, ce moment fût vraiment inattendu et à part durant notre séjour.

 

 

 

          Pour conclure sur cette journée, l’intérêt était surtout de nous confronter à une autre réalité et une autre vision du pays et de la ville que celle que nous connaissions depuis une semaine. Et ce fût pour le moins réussi tant les différences sont énormes. Les bons moments en prime, je peux dire que la journée fût un succès.

 

Sylvain.

Par Laureline - Publié dans : Projet 2008
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Vendredi 22 août 2008

Vendredi, un jour important pour l’association.

 

Ce matin le soutien scolaire était comme les autres jours : les enfants ont envie d’apprendre, mais nous remarquons au fur et à mesure que ce que nous tentons de leur apprendre n’est pas toujours à leur portée. Car s’il y a des enfants très intelligents qui nous surprennent par leur savoir et leur soif d’apprendre, il y en a d’autres qui ne savent ni lire ni écrire. Dans la classe des petits, Nadège, la bénévole burkinabé qui travaille avec nous, est d’une aide très précieuse. Pour chaque mot que nous écrivons au tableau sur les schémas que nous faisons (ce matin c’était toujours la dent), elle épelle chaque mot pour qu’ils puissent l’écrire dans leur cahier. Cela donne parfois d’étranges résultats, par exemple l’un des petits est dyslexique et écrit des 2 à la place des S. Mais c’est trop difficile pour nous de lui expliquer la différence entre les deux, car il ne la voit pas, et nous n’avons pas les compétences pour, donc nous avons fini par laisser passer.

 

D’ailleurs j’en profite ici pour dire un énorme merci à Nadège, qui en plus d’être d’un énorme soutien pour nous dans les cours (il faut savoir qu’en plus de la traduction, elle nous conseille aussi sur la façon d’aborder les sujets avec les enfants pour que ça passe plus facilement), elle est aussi devenue une très grande amie pour nous. Voici une belle photo d’elle :

 

 

En théâtre, nous avons décidé à partir d’aujourd’hui de créer les pièces de théâtre avec les enfants, et de commencer à les diriger, pour que cela avance un peu. Pour les petits nous faisons une pièce sur le thème d’un conte appelé le « Tagagné ». Les enfants doivent incarner différents animaux qu’une petite fille rencontre à travers le conte. Cette petite fille est à la recherche du Tagagné dans la savane pour lui remettre une lettre, mais ne le trouve pas.

 

Avec les grands, le thème est les 5 continents. Ils doivent incarner différents personnages des 5 continents, et une petite fille africaine munie d’une calebasse magique, fournie par le sage du village, voyage grâce à celle-ci de continent en continent. Donc commençons à écrire les différentes scénettes de chaque continent, avec eux.

 

Notre projet est de coupler les différents ateliers artistiques en un seul spectacle : théâtre, danse, cirque, musique et arts plastiques. C’est un projet difficile à mettre en place, car chaque atelier travaille différemment et sans interagir les uns avec les autres. Donc nous nous mettons en place, entre animateurs, pour savoir ce que les autres ateliers vont faire, et comment cela peut s’intégrer dans les deux contes.

 

Mais ce travail est passionnant, il nous permet aussi de bien communiquer entre nous, et aussi de montrer aux enfants qu’avec de la volonté et de l’imagination, on peut arriver à un résultat étonnant et génial.

 

En théâtre, Julia et moi travaillons avec Inoussa, qui nous aide aussi beaucoup, déjà parce qu’il est comédien, mais aussi parce qu’il sait mieux que nous montrer aux enfants comment faire les choses. Il est plein d’énergie et très motivé par ce que nous faisons, sa participation est essentielle pour nous, et, ce qui ne gâche rien, c’est aussi un beau garçon très sympathique avec qui nous avons de belles discussions. Voici une photo de lui :

 

 

Comme je vous l’ai dis, ce soir nous avons enregistré une émission radio de une heure. Julia, Kassoum, Adama et Inoussa ont fait l’émission radio, et Nathalie y est allée pour prendre des photos de l’enregistrement. Nous avons été nous balader en attendant, mais quand ils sont sortis ils étaient ravis de ce qu’ils avaient fais et dis. Nous mettrons en ligne sur le site l’émission radio dès que possible à notre retour. Voici les photos prisent par Nathalie :

 

 

 

 

 

 

 

L’animateur de la radio RMO FM

 

 

Et oui, je dis à notre retour, car ici la connexion internet est très difficile. Nous allons dans un web-café qui a l’adsl, mais c’est du 512K, et pour charger les photos, cela prend beaucoup de temps, par exemple pour poster les 3 derniers articles que vous avez lu, cela m’a prit 1 heure 30, donc imaginez…

 

Nous avons fini notre soirée en beauté en allant danser au War warr qui est un maquis où l’on peut manger et danser. Un maquis est en fait pour nous un café. Et ce soir nous avons mangé un excellent Athéké, une spécialité burkinabé à base de semoule et de légumes. Mais la cuisinière avait volontairement séparé les légumes de la semoule, car nous, français, évitons de manger des légumes frais, car ils sont lavés à l’eau courante et que cela pourrait nous rendre très malades. Nous avons passé une excellente soirée.

Par Laureline - Publié dans : Projet 2008
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Mercredi 13 août 2008

Jeudi, de belles surprises…

 

Ce matin, en cours d‘hygiène, nous avons fais un cours sur l’hygiène buccodentaire. Cela dans le but de leur expliquer l’importance de se laver les dents. Car oui, ici ce n’est pas très répandu, et les enfants possédants une brosse à dents ne sont pas nombreux, et encore moins nombreux sont ceux qui s’en servent. Nous avions donc emmené de France tout un tas de brosses à dents, dentifrices, gobelets et petits livrets, généreusement donné par plusieurs organismes, pour leur distribuer.

 

 

Et ce jeudi matin il s’est passé quelque chose de très émouvant à mon goût.

 

Les enfants de la classe venaient de suivre notre cours sur les différents problèmes dentaires que le manque d’hygiène buccodentaire peut apporter, et nous leur donnions à chacun leur kit. Aux fenêtres se pressaient beaucoup de personnes de tout âge, et entre autres des enfants n’ayant pas pu être inscrits. Les enfants de la classe venaient de sortir et Sylvain entreprenait de nettoyer le tableau. C’est alors que deux garçons d’une douzaine d’années, non inscrits, se sont précipités pour le nettoyer à sa place. Une fois le tableau propre, ils sont venus me voir, tout timides, pour me demander : « Madame, est-ce que nous pourrions avoir des brosses à dents ? » Evidemment je leur ai donné à chacun un kit, surtout que nous en avons énormément (à peu près 140) et que nous comptions distribuer le reste dans le quartier.

 

Cela m’a énormément émue car je me suis dis que ce que nous faisons a vraiment une utilité, que les enfants sont en demande de savoir, qu’ils veulent évoluer et apprendre. Que ce que nous faisons est très apprécié, et qu’avec nos petits moyens nous contribuons à changer les choses.

 

Je ne sais pas si en lisant ceci vous pouvez comprendre mon émotion, mais je la partage avec vous à travers les mots que je trouve, en espérant que vous comprendrez. Il est vrai qu’ici, devant tous ces enfants qui nous regardent avec de grands yeux impressionnés et fiers, l’émotion est pleine et entière. Chaque jour est une découverte, un partage, une amitié. Je sais qu’au sortir de cette expérience, j’aurai en Afrique une nouvelle famille accueillante et aimante, que je serais grandi par cette aventure.

 

Bon, trêve de sentiments. Il faut aussi que je vous parle de l’après-midi et de la soirée. Cet après-midi nous avons demandé aux enfants de faire des improvisations sur les thèmes du spectacle, à savoir les animaux pour les petits (nous leur faisons mettre en scène le conte « Tagagné ») et les 5 continents pour les grands. Nous avons été plutôt étonnés, surtout en ce qui concerne les grands. Je ne suis pas sûre que les asiatiques apprécient la façon dont certains les perçoivent. Ces improvisations étaient basées sur un système de statuts. Ils devaient faire des statuts sur les 5 continents. C’était plutôt surprenant :

 

 

Après cela nous avons passé une soirée normale, un peu moite, mais reposante et bien méritée.

Par Laureline - Publié dans : Projet 2008
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Mercredi 13 août 2008

Mercredi, le premier jour à peu près normal…

 

Ce matin, nous avons enfin pu commencer normalement cette journée. Les enfants perdus se retrouvent maintenant dans les codes de couleurs, ils savent qu’elles activités ils font et dans qu’elle salle cela se trouve. Il est donc plus facile de commencer la journée comme prévue.

 

Les enfants sont avides de savoir, ils commencent à participer, à répondre aux questions, mais ils ne posent pas de questions. J’ai un peu l’impression, pour eux, montrer qu’ils ne savent pas est comme un défaut qu’il faut cacher. Alors souvent quand on leur demande s’ils ont compris ils répondent « oui » alors que ce n’est pas vrai, et nous nous en rendons compte assez rapidement, donc nous recommençons les explications. Bien évidemment les cours avancent plus vite avec les grands qu’avec les petits, mais ils sont attentifs.

 

 

Ce qui m’a énormément surprise par rapport aux enfants français, c’est que les enfants burkinabés sont très disciplinés. Bien sûr il y a parfois des moments d’excitation qui font qu’ils n’écoutent plus, mais il suffit qu’un animateur burkinabé leur scande un ordre précis en Mooré, pour qu’ils répondent tous à l’unisson et se calment. Je ne pourrais pas vous écrire les mots que disent les animateurs, mais d’après ce que j’ai compris cela veut dire « qu’est-ce qu’on fait quand quelqu’un parle ? » là les enfants répondent « on écoute », et ensuite le calme est revenu et nous pouvons à nouveau parler sans se tuer la voix.

 

Les petits sont assez touchants, en cours d’Hygiène nous faisons des schémas assez simples au tableau qu’ils doivent ensuite recopier dans leurs cahiers. Chaque fois que l’un d’entre eux a fini, il vient voir Sylvain ou moi pour montrer son schéma comme s’il s’agissait d’une œuvre d’art. Nous en profitons pour corriger les quelques fautes, mais cela reste très touchant, regardez :

 

 

J’en parlais à l’instant avec Inoussa, l’un des bénévoles burkinabés qui est comédien et fait donc l’animation théâtre avec Julia et moi. Les enfants français ne sont pas aussi disciplinés, et il est vrai qu’il est plus facile d’avoir en animation 15 enfants burkinabés par personne que 8 enfants français. Et oui, je n’ai pas peur de le dire, mais ici les enfants savent obéir et ont le respect des ainés.

 

Les enfants nous appellent « Tanti Julia » ou « Tanti Laureline » (pareille pour tous les animateurs, français comme burkinabés), c’est une appellation affectueuse qui fait chaud au cœur. Sans cesse, lorsque nous nous dirigeons vers l’école, des enfants nous suivent et veulent nous aider à porter nos affaires. D’ailleurs, petite anecdote marrante, deux enfants ont même voulu m’aider à porter ma béquille. Ils sont adorables, chaleureux et reconnaissants.

 

Chaque après midi nous avons droit, dans la cour, à un match de foot. Cela met beaucoup d’animation et il est parfois difficile de faire les activités à cause de l’ambiance chaude et endiablée qu’il y a dehors :

 

 

 

L’activité théâtre évolue doucement mais sûrement. Certains enfants ont plus de difficulté d’imagination que d’autres, et que ce soit en théâtre comme en musique, nous avons constaté un mimétisme important. Par exemple en théâtre, si Julia donne un exemple du genre « Et là la maitresse pourrait dire « Les enfants taisez vous » » nous sommes certains déjà d’avoir en personnage des maitresses, et comme phrase « Les enfants taisez-vous ». Ils ont du mal à inventer par eux-mêmes. Cela s’avère compliqué pour la création du spectacle puisque nous avions pris comme parti de le créer au fur et à mesure avec eux. Pour le moment nous ne savons pas trop comment gérer ça, peut-être serons nous obligés de créer le tout et de les diriger.

 

L’avenir nous le dira…

 

Ce soir nous avions rendez-vous à la radio de Ouaga. Et oui nous allons avoir une heure d’émission pour présenter et parler de l’association. Nous avons donc rencontré l’animateur qui va faire l’émission en compagnie de 4 d’entre nous. Une heure d’émission rien que pour l’association, c’est absolument génial, surtout qu’en plus il nous apprend que le jour de la présentation des activités et du spectacle, le 16 Août, deux journaux et deux radios, dont la sienne, viennent couvrir l’évènement. C’est une énorme chance pour nous de nous faire connaître. Vendredi soir, à 18h00, nous devons enregistrer l’émission, qui sera diffusée le samedi et le mardi suivant.
Par Laureline - Publié dans : Projet 2008
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Mercredi 13 août 2008

Le deuxième jour

 

Le mardi matin, il nous restait quelques petits détails à régler. Et oui, certains enfants n’avaient pas correctement écris leurs noms sur les feuilles d’activités, du coup nous n’avions pas pu, la veille, retrouver leurs feuilles d’inscription. Donc nous avons consacré le début de la matinée à essayer de retrouver qui est qui, pour pouvoir leur attribuer les activités artistiques.

 

Il est vrai que la mise en place aura prit beaucoup de temps, surtout que régulièrement des enfants veulent s’inscrire, et que de temps en temps il faut donc rallonger la liste des inscrits. Nous avons pour le moment 102 enfants, mais je pense qu’en fin de compte nous aurons plus d’enfants à la fin du séjour, d’autres surprises nous attendent, c’est certain…

 

De plus certains parents continuaient de venir pour inscrire leurs enfants, alors que c’est la veille qu’ils devaient le faire, et nous avons eu du mal à leur expliquer que nous ne pouvions pas prendre tous les enfants, car nous ne sommes pas beaucoup d’animateurs (10 français et 6 burkinabés). Mais il est vrai qu’ici, au Burkina, les classes sont remplies parfois jusqu’à 120 enfants par instituteur, donc la notion de quota par animateur leur est inconnue. Mais en tant qu’association franco-burkinabé, nous sommes obligés de respecter les lois françaises, qui sont très strictes à ce sujet.

 

De ce fait, beaucoup d’enfants sont aux fenêtres pendant le soutien scolaire ou les activités, d’autres attendent dehors sous les arbres et envient ceux qui sont à l’intérieur. Voici un exemple :

 

 

Le matin le soutien scolaire a été long à mettre en place car les enfants ont un peu de mal à comprendre le code des couleurs qui correspond à leur groupe de soutien. Au début des cours, ils étaient quand même un peu méfiants face aux « blancs », et heureusement que nous avons avec nous les bénévoles burkinabés (un dans chaque groupe de soutien scolaire et dans chaque groupe d’activité), car certains parlent peu ou pas le français. La traduction en Mooré s’avère donc indispensable, surtout avec les petits.

 

 

Mais ils ont tous l’air intéressés, et nous remarquons déjà que certains enfants sont très doués et attentifs. Pour ce qui est des activités artistiques, elles sont parfois difficiles à mettre en route car les enfants sont plutôt excités, et les activités qui demandent de la concentration et de l’attention sont difficiles à démarrer. On doit beaucoup faire la police, mais certains ont vraiment de bonnes aptitudes, et nous pensons que nous réussirons à faire quelque chose de bien pour le spectacle du 16 Août.

 

Voici des photos prisent au cours de Théâtre :

 

 

 

 

 

 

 

Ah la la, je me suis laissée emportée, vous voilà avec beaucoup de photos, mais la découverte artistique, nous la faisons autant qu’eux. Et oui, une autre culture égal une autre façon de voir les choses. C’est pourquoi je mitraille de photos les enfants de l’atelier théâtre, car ce qu’ils expriment est parfois si surprenant, émouvant ou drôle, que je ne veux pas en louper une miette. Mais je vous mettrais aussi des photos des autres ateliers, lorsque ceux qui font ces ateliers me les auront donné ^^ Voici déjà des photos de l’atelier musique :

 

 

 

 

 

Le soir nous avons fais une réunion entre animateurs, et cela nous a permis, les français, de nous rendre compte par exemple que nous parlions trop vite. Et oui, les enfants ne comprennent pas aussi vite que nous le français. La présence des burkinabés est essentielle. Ils voient les évènements différemment de nous, et nous sommes complémentaires, c’est un réel plaisir et un grand épanouissement d’avoir la chance de travailler avec eux.
Par Laureline - Publié dans : Projet 2008
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Mercredi 6 août 2008

Premier jour avec les enfants.

 

 

Le grand jour est arrivé. Nous voici à l’école généreusement prêtée par la commune pour l’association. La cour est déjà pleine d’enfants et de parents qui viennent inscrire leurs enfants. A vue d’œil, nous savons déjà qu’il y en a beaucoup trop. Nous avons prévu, pour le nombre d’animateurs que nous sommes, de prendre 72 enfants. Ca va être difficile de leur faire comprendre que tout le monde ne pourra pas venir.

 

Les membres de l’association burkinabé ont eu l’idée, pour faire un premier tri, de demander les actes de naissances des enfants comme condition d’inscription. Ici, tous les enfants n’ont pas forcément un acte de naissance, pour diverses raisons, cela peut déjà permettre un premier tri facile à expliquer. Mais il reste toujours beaucoup d’enfants :

 

 

 

Au fur et à mesure des inscriptions, la première classe se rempli rapidement, avec des enfants et leurs parents, qui attendent patiemment les explications pour l’organisation des activités :

 

 

Rapidement nous nous rendons compte que le nombre d’enfants dépassera 72. Et pour cause, au final, nous avons 102 enfants. La première journée a commencé sur les chapeaux de roues. Mais les enfants ont l’air ravi d’être là. Une fois les inscriptions, les présentations et les explications terminées, nous voilà de retour chez Kassoum pour le repas et pour commencer à faire la liste des enfants inscrits. J’ai fais ce travail avec Raquel, Aurélie et Nadège (une bénévole Burkinabé). Un travail titanesque. 102 fiches d’inscriptions, actes de naissance et fiches d’activités des enfants à rassembler et à répertorier. Nous y avons passé l’après-midi et la soirée. Nous avons aussi fait les groupes de soutien scolaire (en fonction des âges) et les groupes d’activités artistiques (en fonction de leurs goûts, ils ont au préalable rempli une petite fiche).


Cet après-midi était consacré à des petits jeux de découverte de chaque activité. Je n’ai pas pu y participer car j’étais dans la paperasse jusqu’au cou, donc c’est Pauline qui va vous raconter son expérience :


J’ai participé à la présentation-jeux de l’atelier arts plastiques avec les autres moniteurs. Le but étant de faire connaissance avec les enfants en leur montrant en même temps l’activité, on a choisi de faire un jeu qui implique le dessin et qui demande de la participation de la part de tout le monde, « dessiner c’est gagner ». Les enfants étaient divisés en trois groupes pour pouvoir circuler entre les salles et passer d’un jeu à l’autre. Comme ce n’était pas possible d’empêcher les enfants non-inscrits de rester aux portes et aux fenêtres des salles, nous avons choisi de faire une chaîne humaine qui oriente les enfants en file indienne de salle en salle sans se perdre en chemin. Pour chaque jeu, les groupes restaient une demi-heure environ. Au fur et à mesure de l’après-midi, les enfants ont commencé à être de plus en plus agités bien sûr, mais aussi à participer plus. En ce qui concerne notre jeu, tout s’est passé sans problème, à part les difficultés de compréhension des plus petits ou leur timidité. Cette première approche a été importante pour commencer à habituer les enfants à nous et à ce qu’on attendrait d’eux dans les semaines à venir. Le fait d’avoir un groupe mélangé a tout de suite posé les problèmes de niveaux très différents parmi eux. Le but étant aussi de leur donner envie de venir à l’école, je pense que c’était réussi.


Pauline.


Effectivement, les autres enfants qui n’ont pas pu être inscrits sont aux fenêtres ou aux portes des salles. Il est parfois difficile de concentrer les enfants, car les autres font du bruit et sont très curieux. Mais nous ne pouvons pas non plus virer tout le monde, car ça nous fend le cœur, donc nous faisons avec ^^


Jusque tard le soir, nous avons fait les cahiers des enfants. A chaque enfant nous avons donné un cahier, dans lequel il y a son nom et son prénom, son groupe de soutien scolaire et ses activités artistiques. Pour chaque groupe nous avons attribué un code de couleur et préparé des affiches misent sur les portes des salles, pour qu’ils sachent dans quelle pièce se passe leurs cours de soutien scolaire et leurs activités.


A 23h30, après cette journée remplie en surprises et très intense, nous avons passé une nuit de sommeil lourd bien méritée ^^

Par Laureline - Publié dans : Projet 2008
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Mercredi 6 août 2008

Notre voyage et notre arrivée le 03 Août 2008.


Bonjour à tous,
 

Notre périple commence par un long voyage en avion avec une heure d’escale à Bamako. Orly Sud, nous partons déjà avec 1 heure de retard. Et oui, les imprévus commencent déjà. Mais le pilote a fait fort, car au final nous avons atterri à Ouagadougou avec seulement une demi-heure de retard.


Le paysage était magnifique. A notre arrivée à Bamako pour l’escale, j’ai pris quelques photos du paysage :

   
Le ciel était magnifique :

Nous ne sommes pas sorti de l’avion, c’est donc tout ce que nous avons pu voir du Mali ^^

Ensuite il n’a fallu qu’une heure pour arriver à Ouagadougou, là aussi j’ai pu prendre des photos de notre arrivée au sol :

 


Arrivés à Ouaga, après les formalités d’usage qui ont prit un certain temps, nous avons été accueilli (voir même applaudis) par les membres de l’association française et les membres de l’association burkinabé. Que de monde et que de joie ! Les français ont à apprendre des burkinabés en ce qui concerne l’accueil. On se sent tout de suite bien, accepté et désiré, les angoisses s’envolent face aux multiples sourires.

C’est là que nous avons appris que tous les membres de l’association française déjà présents depuis le 29 Juillet, ont été malades. Et oui, ils ont eu le malheur de manger de la salade lavée à l’eau courante. Et pour le coup, c’est eux qui ont eu la courante. Certains sont encore en mauvais état, mais ils viennent de passer quasiment une semaine à se vider aux toilettes et à vomir. Donc nous retrouvons notre fine équipe dans un état presque comateux.


Mais la volonté et l’enthousiasme sont toujours là ! Déjà ils recommencent à manger, c’est donc bon signe. Nous sommes royalement installés dans une famille très gentille. Nous avons notre propre chambre, à notre arrivée le lit est fait et la moustiquaire installée.


Pendant un grand et bon repas préparé par la maman de Kassoum, nous avons rencontré tous les autres membres de sa famille, tous aussi accueillants et souriants.

Une journée remplie d’aventure et d’émotions s’achève, nous sommes heureux d’être là et avons hâte, le lendemain matin, de commencer les activités avec les enfants.
Par Laureline - Publié dans : Projet 2008
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Mercredi 23 juillet 2008

Raquel

 
J'ai 27 ans et je suis codeuse LPC (Langue française Parlée Complétée) je travaille donc avec des enfants sourds profonds qui sont intégrés dans les établissements de l'Education Nationale et dont le projet est de parler et s'exprimer en français.
Je suis dans la classe lors de certaines matières où ils sont en difficulté scolaire et je les aide à suivre le cours en français.
 
Mon expérience auprès des enfants handicapés peut être une richesse pour tous car je suis patiente et très motivée. J'aime aider les autres et l'association Zahoud'art me permet de m'enrichir et de partager des moments auprès d'une population différente de celle que je côtoie habituellement. J'espère pouvoir, à travers mon vécu apporter un plus à l'association.
 
J'aime la musique et je pense que tout le monde devrait pouvoir en profiter, c'est pour cette raison que j'aimerai pouvoir proposer pour l'atelier musique une découverte des sons à travers les objets du quotidien (boîte en métal, cordes, caisses, bois et autres objets...). Tout peut être musical à partir du moment où l'on y trouve du rythme, à moi donc de leur faire découvrir la musique dans son ensemble!
Je serai aussi en soutien scolaire en math, étant scientifique de formation (niveau licence de bio) et travaillant dans le milieu scolaire j'aime ça! Pour cette raison j'ai cherché les programmes scolaires correspondant aux niveaux scolaires et je vais essayer d'aborder les maths de façon ludique, à savoir les maths utiles au quotidien. Bref je vais essayer de faire au mieux pour les petits.
Motivée, je suis motivée!

Par Raquel - Publié dans : Projet 2008
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  • : Blog de l'Association Zahoud'Art, association Franco-Burkinabé, dont le but est de promouvoir l'épanouissement des enfants Burkinabé à travers l'éducation, l'art et la culture.
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